Le BIPE est né en 1958, à une époque charnière où la France de l’après-guerre préparait son entrée dans l’Europe et la modernité.

Ce n’est pas un hasard si le BIPE est né en 1958. Après de longues années de reconstruction à l’issue de la Deuxième guerre mondiale, la France s’ouvrait à l’Europe ; elle changeait de régime et de monnaie, stabilisait ses fondamentaux et se préparait à la relance. Enfin l’économie française pouvait regarder au loin.

Deux hommes sont à l’origine du BIPE : François Bloch- Lainé, alors directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, et Claude Gruson, directeur du SEEF (Service des études économiques et Financières) au ministère des Finances. Ces deux grands commis de l’État sont, à leur manière, des entrepreneurs : animés par une vision de l’intérêt général et promoteurs de « l’action économique », ils prennent leurs distances par rapport au système d’information économique en place, trop centré à leurs yeux sur la seule satisfaction des besoins des administrations et des responsables politiques.

Cinquante ans après sa création, le BIPE a su s’adapter aux évolutions de son environnement, sans perdre son originalité : indépendance capitalistique et indépendance d’esprit – pour analyser les faits, sans idée préconçue.
Son parcours est jalonné d’innovations au fil de l’histoire. Depuis le projet initial, le chemin parcouru est important. Cette évolution s’est faite en parallèle avec celle de la France et au même rythme. 

Une association pour rapprocher public et privé

Conscient des limites du système étatique et de la nécessité de créer des relais entre les secteurs publics et privés, François Bloch-Lainé et Claude Gruson décident alors de créer un organisme indépendant.

Tel est le projet initial : sous forme d’association, le BIPE regroupera des entreprises, des établissements financiers, des organisations professionnelles et les grandes administrations économiques. Place y est donnée à un dialogue fécond, en confrontant les analyses des uns et des autres au service d’un objectif commun : le développement économique comme vecteur d’intérêt général.

Des principes toujours d’actualité

L’association  définit  clairement  son  objectif :

« mettre en œuvre un système d’informations et de prévisions économiques en liaison avec les entreprises, les établissements publics et les administrations. »

Dès l’origine, l’activité du BIPE s’articule autour de trois objectifs. En premier lieu, les fondateurs souhaitent organiser la collaboration entre les entreprises et les services prévisionnels et statistiques de l’État. De même, ils souhaitent tenir les entreprises informées des méthodes de prévision macro comme micro-économique. Enfin, ils se donnent pour but d’élaborer des prévisions à court, moyen et long termes en utilisant les expériences et connaissances de l’ensemble des sociétaires.

Un lieu de dialogue constructif vient de naître. Il ne tardera pas à donner des résultats concrets.

Des valeurs inchangés:

Indépendance, respect des faits, rigueur scientifique  et innovation : les valeurs d’origine ont été le ciment de l’identité et de l’organisation du BIPE. Cette organisation a évolué depuis 1958, elle reste portée par quatre éléments fondamentaux : la prévision et la stratégie appliquées, l’échange public-privé, l’approche multisectorielle et le dialogue entre les disciplines.

Devenue société de conseil en stratégie aux activités diversifiées, le BIPE applique aujourd’hui ses outils de prévision et de prospective pour éclairer les décisions des dirigeants publics et privés, à travers trois activités majeures :

  • le conseil en stratégie et en marketing stratégique pour éclairer l’avenir et préconiser des voies d’actions nouvelles, et aider les dirigeants à prévoir et anticiper ;
  • l’aide au pilotage, pour évaluer les impacts des politiques publiques à moyen et long termes ;
  • les Observatoires et études multiclients, lieux privilégiés pour : « benchmarker » les analyses et prévisions du BIPE entre professionnels d’une filière, modéliser en amont des business models émergents ou des nouveaux marchés, caractériser des « drivers » de marchés en raison de l’évolution de leur volatilité…

Aujourd’hui, nous développons une présence mondiale

Nos missions internationales